Le 15 octobre 2009, un premier pas avait été fait : les treize autorités organisatrices de transports (AOT) en Auvergne avaient alors signé un protocole d’accord posant le principe d’un travail en commun pour coordonner l’offre de transport public, simplifier l’accès aux réseaux pour les usagers, et ainsi apporter un meilleur service aux populations.
Cinq réunions de comités techniques plus tard, une nouvelle étape a été franchie, le 1er juin, avec la première réunion d’un comité de pilotage qui a examiné et validé les premières propositions allant dans ce sens. Rappelons que cette démarche répond à un vœu qui avait été formulé par les Auvergnats au cours des Assises de la mobilité, organisées en juin 2009 à l’initiative du Conseil régional d’Auvergne.
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La mise en place d’une centrale de mobilité régionale multimodale est sur les rails. À terme, il s’agit d’aller vers une billettique commune, une tarification commune, et un point d’entrée unique, pour les informations pratiques, sur Internet. Le site Internet devra ainsi pouvoir renseigner le voyageur sur l’intégralité de son déplacement en Auvergne, quel que soit le mode de transport, le transporteur et l’AOT concernés.
Aux services habituellement proposés par une centrale de mobilité, il a été proposé d’ajouter quelques services innovants, qui étaient optionnels : mise en place de points de rabattement voitures et vélos, diffusion de plans des pôles d’échanges (gares ferroviaires et gares routières principales) avec une signalétique commune, la mise en place d’un site web mobile (accès du téléphone), et traduction des différents médias en anglais, dans un premier temps (autres langues au fur et à mesure, ensuite).
Informer, sensibiliser, progresser
La centrale de mobilité pourra également informer les voyageurs en cas de trafic perturbé, et proposer des alternatives comme le covoiturage, la location de vélos, le transport à la demande. L’idée est, par la même occasion et dans un souci de sensibilisation du public, de mettre en évidence grâce à ce nouvel outil les coûts financiers et les indications de l’impact écologique des déplacements, en comparant ceux du transport public et des véhicules particuliers. Enfin, la centrale de mobilité permettra bien sûr de mieux identifier les marges de progrès possibles : meilleure coordination des horaires, optimisation des dessertes, correspondances et fréquences, par exemple.
Le coût total de la mise en place de la centrale de mobilité régionale, sur 4 ans (mise en œuvre et quatre années de fonctionnement) est estimé à 740 000 €. Lors du comité de pilotage du 1er juin, René Souchon a précisé que la Région entendait « faire un geste » pour lancer cette démarche de manière volontariste, en prenant en charge l’intégralité des coûts de mise œuvre, seuls les frais de fonctionnement sur 4 ans étant répartis entre le Conseil régional, les quatre Conseils généraux et les huit communautés d’agglomérations : CA du bassin d’Aurillac, CA du Puy-en-Velay, CA Montluçonnaise, Moulins communauté, Riom communauté, SITCA de Thiers-Peschadoires, SMTC de l’agglomération clermontoise, et Vichy Val d’Allier.
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