Chaque nouvelle édition du Festival du Court métrage de Clermont-Ferrand est attendue avec une certaine impatience, chacun se réjouissant par avance d’aller voir « ce qu’on nous a concocté », et se demandant si tel ou tel programme thématique va lui plaire… ou pas. C’est tout l’intérêt d’un festival qui présente 400 films au public, quand ses organisateurs en ont reçu plus de 6750 à visionner et à sélectionner. La variété des programmes, leur diversité, font toute la richesse de ce rendez-vous qui s’est imposé, comme l’a récemment titré la presse nationale, comme « le Cannes du court métrage ». C’est évidemment flatteur…
Dans l’univers du court métrage, autant de nationalités sont autant de regards différents, et un même message peut s’exprimer aussi bien par un film de 15 minutes en noir et blanc, ou un clip, ou un film court en couleurs et en images de synthèse. Peu importent les moyens, les techniques : le court métrage est le monde de l’expression cinématographique à tout va. C’est une école de cinéma formidable : forcément moins « formatée », forcément plus libre et riche en expérimentations, donc plus surprenante pour les spectateurs. Ce n’est pas un hasard si le public vient nombreux : le Festival a enregistré 144 200 entrées en 2010. Et en attend au moins autant pour l’édition 2011, du 4 au 12 février.
Le Labo a 10 ans
S’il est une catégorie de films qui illustrent bien l’idée de bouillonnement créatif, une dimension à la fois multidirectionnelle et polymorphe, ce sont bien ceux de la catégorie Labo. Le Labo fête ses 10 ans en 2011 : la sortie d’un DVD, un tee-shirt collector et une exposition sont prévus dans le cadre de cet anniversaire. Pour les catégories reines que sont les sélections nationales et internationales, plus de 140 films seront en compétition (63 films nationaux, 78 films internationaux). Côté programmes thématiques et rétrospectives, les contes, la Nouvelle-Zélande, les regards d’Afrique et une « carte blanche à Sacrebleu productions » sont au menu de cette 33e édition.
En marge du festival
Outre le Marché du film, qui réunira des professionnels venus de 32 pays, le festival retrouve cette année l’Electric Palace, pour de nombreuses animations en marge de cette édition. Deux chapiteaux seront dressés, derrière la Maison de la Culture clermontoise, et accueilleront des concerts en soirée, le tout en entrée gratuite. La Région Auvergne est bien sûr partenaire du Festival du Court métrage, mais aussi de l’Electric Palace : une soirée à ne pas manquer sera d’ailleurs proposée le 10 février, ouverte au public à partir de 19h30, et sera l’occasion de lancer officiellement la compilation musicale « Le Son de l’Auvergne 3 ». Un CD à se procurer absolument, pour soutenir la création et les artistes locaux. Le 10 février, les plus rapides emporteront leur CD gratuitement. Donc inutile d’attendre plus longtemps avant de noter cette soirée exceptionnelle dans vos agendas !
Plus d’infos sur le site officiel de l’événement : www.clermont-filmfest.com.
Pour retrouver le programme des soirées Electric Palace : www.electricpalace.fr.
Je réagis >
28, 2011