Basilique Saint-Julien, à Brioude (Haute-Loire)

La basilique s’élève sur la tombe du martyr Julien, soldat romain chrétien décapité

Basilique Saint-Julien, à Brioude (Haute-Loire)

À l’époque mérovingienne, la renommée de saint Julien égale quasiment celle de saint Martin ; Brioude attire alors une importante foule de pèlerins autour de l’église Saint-Julien, « aussi belle que le temple de Salomon » selon Grégoire de Tours. Des sondages archéologiques ont permis de localiser des aménagements carolingiens dans le chœur. On distingue deux grandes périodes de travaux : la première, de la fin du xie siècle au début du xiie siècle, concerne le narthex et la nef ; le chœur a été édifié plus tardivement, à l’extrême fin du xiie siècle. Les saintes reliques sont placées, sous l’autorité du roi et du pape, sous la garde vigilante d’une milice religieuse composée de chanoines réguliers puis séculiers issus de la haute noblesse. Ces chanoines-comtes sont attentifs aux travaux menés dans le grand chantier de l’abbaye.

La basilique a été classée au titre des monuments historiques en 1840 et les poutres peintes du plafond de l’ancien doyenné le seront le 10 septembre 1956.

De 1999 à 2001 a été entreprise la mise en valeur des abords méridionaux et occidentaux de la basilique, accompagnée d’une étude archéologique. Cette basilique est sans conteste un édifice majeur de l’architecture auvergnate. En plus de l’harmonie d’ensemble de son architecture, à signaler notamment les peintures anciennes et les marteaux en bronze de la porte sud, les chapiteaux de la nef (qui s’apparentent aux productions des ateliers de Mozac) ; ceux du chœur sont plutôt à rattacher à l’atelier de sculpteurs de la cathédrale du Puy-en-Velay. La chapelle Saint-Michel (à l’étage du narthex, côté sud) conserve un remarquable ensemble de fresques illustrant le pantocrator et la psychomachie, la lutte des vices et des vertus. Parmi les objets mobiliers se distinguent notamment un grand christ lépreux du xve siècle, venu de la léproserie voisine de La Bajasse, une statue de la Vierge à l’enfant, de la même époque, un maître autel en bois doré du xviie siècle et le retable de la chapelle de la Croix, œuvre de Vanneau.

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20, 2007
 

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